Beaucoup de mamans contemporaines ont l’impression de ne pas faire ce qu’il faut et finissent pas croire qu’elles sont de “mauvaises mères”.

Ce sentiment n’est certes pas nouveau mais il est particulièrement  aigu aujourd’hui chez un grand nombre de mamans.

Dans cet article, je vous propose de découvrir les différentes raisons pour lesquelles vous pouvez vous sentir mauvaises mères et des pistes pour ne plus nourrir ce sentiment.

 Pourquoi se sent-on mauvaise mère?

La maternité nous mets face à un terrible sentiment de vulnérabilité. Les premiers mois de la vie d’un enfant, les nuits courtes et la prise en charge des besoins d’un nouvel être humain, la nécéssité de s’adapter aux changements survenus expliquent un état de fragilité et même de fatigue.

Dans les socitétés traditionnelles, les nouvelles mamans sont choyées et aidées dans les tâches du quotidien. Force est de constater que dans nos sociétés modernes, les mamans se retrouvent isolées. Elles sont loin de leurs familles, et même souvent séparées du papa.

De plus, conditionnées dans une société qui valorise l’individualisme, elles tentent d’être sur tous les fronts :  – couple, enfant, carrière – tout en essayant en parallèle de contrôler leurs émotions. Rajoutons au tableau, le changement des normes éducatives qui découle de la valorisation plus importante de l’enfant. Comment donner à son enfant une éducation qu’on a pas forcément reçue, sans se sentir démunie? La culpabilité de ne pas faire assez, de ne pas faire assez bien, de ne pas être assez femme, assez mère, assez professionnelle…

On pourrait se demander à juste titre, c’est quoi une mauvaise mère? Prendre du temps pour soi, est-ce être mauvaise ? Éprouver de la fatigue, de la colère parfois, cela fait-il de nous des mauvaises mères ? Avoir envie d’exister autrement que dans sa fonction maternelle, est-ce vraiment être mauvaise mère?

 

Et si le secret était d’être une maman suffisamment bonne?

Dès les années 1950, le docteur Donald Winnicott, pédiatre, psychiatre et psychanalyste, parlait de « mère suffisamment bonne », expression restée célèbre dans le domaine de la parentalité. Par là, il exprimait l’importance pour une mère d’en faire juste assez, ni trop, ni trop peu, pour simplement combler les besoins de l’enfant. 

Chez les peuples premiers, les enfants sont là, au coeur de la vie, sans en être le centre! Dans nos sociétés modernes avec une dictature du bonheur bien présente, les parents d’aujourd’hui essaient au maixmum d’anticiper les besoins de l’enfant, pour lui éviter déception et frustrations. Ce dernier n’a aucune possibilité d’expérimenter l’ennui, ni  les frustrations “naturelles” de la vie. C’est épuisant pour les mamans de donner trop.

# Comment éviter de se sentir mauvaise mère?

mauvaise mère

Bienveillance bien ordonnée, commence par soi-même!

Et si vous choisissiez de pratiquer la bienveillance envers soi?

Et si vous osiez vous aimer d’abord?

Parce qu’on parle beaucoup d’éducation bienveillante en oubliant d’insister le fait qu’il est impossible et illusoire de vouloir être bienveillante envers son enfant, quand on ne sait pas l’être avec soi!

Alors soyez indulgente envers vous-même! Vous n’êtes certainement pas la première et vous ne serez pas la dernière à ne pas “bien ” faire quelque chose.

Quelles que soient vos émotions, culpabilité, colère, déception, frustrations (et elles viendront tôt ou tard, parole de maman de 3!) accueillez les simplement.

Les émotions sont des messagers. Ecoutez le message délivré par l’émotion et accueillez le pleinement. Puis lâchez prise.

Ne vous comparez pas!

Vous êtes unique! Avec votre personnalité, vos blessures, vos forces aussi. C’est une terrible erreur qui vient renforcer le sentiment de solitude des mamans. Quand on est isolée, on a l’impression d’être la seule à vivre certaines situations et problématiques. On se compare à une maman qu’on connait et qui a des enfants parfaits . L’herbe parait toujours plus verte chez la voisine.

Il y a sans doute dans votre entourage une amie qui vous donne l’impression d’avoir une maison toujours bien rangée malgré les enfants, qui poste souvent des photos magnifiques d’activités en famille. Et vous avez cette désagréable impression de ne pas être à la hauteur. Il est temps de relativiser et de vous concentrer sur vous. Vous n’avez pas tous les critères en main afin d’avoir un regard objectif. La maison de votre amie était probablement rangée impeccablement en prévision de votre visite. Vous n’appréhendez sans doute pas son quotidien et sa vie dans sa globalité. Dans les deux sens, pour les autres comme pour vous, la comparaison est vaine. Chacune a son histoire, ses difficultés, ses forces et ses priorités !

 Reconnaissez et valorisez vos qualités! 

Vous avez des dons, des talents, des qulités uniques qui n’appartiennent qu’à vous et qui vous rendent unqiue et merveilleuse!

Il serait temps de les identifier, de les entretenir et de les sublimer.

Vous n’êtes pas une fée du logis mais vous racontez des histoires magiques à vos petits bouts? Vous ne réussissez jamais les gâteaux mais vous avez la main verte? Partagez votre passion! La force est dans la diversité. Vous êtes vous, et vous êtes UNIQUE. À défaut de gommer vos défauts, faites profiter vos enfants des couleurs de vos  qualités!

 Soyez cohérente!

Votre enfant n’a pas besoin d’une maman parfaite, il a besoin de se sentir en sécurité. Dans votre relation à vos enfants, les maîtres-mots doivent être constance et cohérence.

Votre enfant a besoin d’un parent stable, fiable, cohérent. Une maman qui exprime sa colère,  ses frustrations est plus sécurisant qu’une maman qui cache ses émotions et culpabilise. Votre enfant est connecté à votre cœur. Il perçoit vos ressentis et les messages contradictoires entre ce que vous pensez, ce que vous dites, et ce que vous faites le fragilisent. Il risque alors de multiplier les gestes inappropriés jusqu’à ce qu’il reçoive un message plus sécurisant.

Veillez à montrer à votre enfant que ce que vous dites, vous le faites ; la confiance s’installe, il se sentira dans un espace sûr et appréciera ainsi les forces et faiblesses en chacun et saura en tirer le meilleur.

 Définissez et parlez de vos valeurs familiales!

Prenez le temps de vous poser pour trouver les valeurs les plus importantes pour vous et votre famille. C’est un exercice fabuleux à réaliser en famille. J’invite les mamans que j’accompagne à se créer leur “charte de famille”.

Ce sont les règles les plus importantes pour vous. chaque membre de la famille pourra rajouter le sien. Vous rassembler autour d’une vision commune est très nourrissant pour vous tous. et en cas de conflits, on se réfère aux règles de la famille.

Montrez vos faiblesses à vos enfants. C’est auprès de vous qu’il apprend qu’on peut se tromper, s’excuser et continuer la relation. Et qu’être humain, c’est ne pas être parfait. 

 

Demandez de l’aide!

 Les mamans n’ont jamais été aussi seules que depuis deux générations. Dans la sagesse ancestrale, l’entraide est une valeur essentielle pour permettre à la maman de bénéficier de tout le bon de son maternage.

Mais notre société moderne d’aujourd’hui a induit chez les femmes une blessure de “pas assez”. Alors les femmes ne veulent surtout pas s’avouer avoir besoin d’aide. Et pourtant, il est vital de demander de l’aide quand le besoin se fait sentir ou juste pour prendre du temps pour soi.

Se faire aider n’est pas faire preuve de faiblesse ! Pour donner du temps de qualité à ses enfants, il faut pouvoir se ressourcer chaque fois que c’est possible, remplir sa jauge d’énergie et d’amour. Demandez l’aide de votre compagnon, de votre famille, de vos proches, d’une nounou ou d’une structure spécialisée quand le besoin se fait sentir pour profiter d’un temps juste pour vous, pour vous reposer, vous offrir des moments de solitude, vous distraire et vous relaxer.

En prenant le temps de lire ces clés, vous pouvez déjà sentir à quel point vous êtes loin d’être une mauvaise mère! Vous êtes une maman qui fait de son mieux, avec son niveau d’énergie et ses possibilités. Maintenant, si vous avez des domaines à réajustez, faites-le sans culpabilité ni inutile auto flagellation.

Vous êtes une mère-veilleuse qui fait chaque jour de son mieux! Prenez soin de votre source.

 

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